(c'est à dire : faire un bénéfice sans effort)
Tire parti à bon escient de la négligence
ou de l'incompétence de l'adversaire.
Tirer avantage du moindre défaut ; s'emparer du plus petit profit. Faire usage d'une erreur mineure de l'ennemi pour obtenir une victoire mineure.
Pour emmener une chèvre, il faut choisir la bonne heure , un moment où il y a le moins de risques de voir intervenir une tierce personne. Si, par exemple, quelqu'un vient juste d'emmener la chèvre quand survient un loup, le résultat sera imprévisible. Le loup pourrait à la fois manger la chèvre et l'homme, ou bien il pourrait y avoir un âpre combat entre l'homme et le loup pendant que la chèvre s'enfuirait. Dans chaque cas, il est peu probable que l'homme parvienne à « emmener la chèvre » sans être lui-même blessé.
D'un autre côté, il faut être sûr que la chèvre est bel et bien une chèvre avant d'essayer de l'emmener. Il ne faut pas prendre un loup pour une chèvre. De plus le loup et la chèvre sont interchangeables. Une chèvre, si elle n'est pas emmenée à temps, peut se changer en loup affamé pour essayer ses griffes et ses crocs. Un loup peut aussi devenir une chèvre sans défense quand il a survécu à sa force.
Dans un contexte militaire, la chèvre représente n'importe quelle faute inattendue de l'ennemi. De même que c'est le général en chef qui décide de « piller une maison en flammes », c'est le plus souvent un général subordonné qui trouve la chèvre et décide de « l'emmener de la main droite ». En un mot, cette stratégie nécessite que l'on agisse en fonction des circonstances changeantes. Il faut saisir toute chance de se renforcer et d'affaiblir l'ennemi, pour une victoire mineure, qui tel un coup aux échecs peut décider de l'issue finale de la confrontation.